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Quelle solution pour la restauration de la Pagode au pilier unique ?
Écrit par VOTRAVEL on 13/05/2013 | 15:28
Après une première restauration en septembre 2010, laPagode au pilier uniquen’est plus touchée par les inondations, a affirmé Dô Viêt Binh, président du Comité populaire de l’arrondissement de Ba Dinh, Hanoi. Une seconde restauration est prévue en 2013 mais le projet a pris du retard. Un colloque scientifique devrait se tenir le 15 mai afin de trouver la meilleure solution de préservation, pour le respect de sa beauté originelle.
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| Pagode au pilier unique, un des monuments emblématiques de Hanoi. |
LaPagode au pilier unique(Chùa Môt Côt) a été classée par l’Organisation des records asiatiques comme étant celle ayant l’architecture la plus originale en Asie. Elle n’a été inondée qu’une seule fois, lors des inondations historiques de 2008.
Après la demande de restaurer la pagode proposée par son gestionnaire, le vénérable Thich Tâm Kiên en 2009, l’arrondissement de Ba Dinh en coopération avec les organismes concernés a mené des travaux en 2010 : reconstruction du système d’évacuation des eaux, élévation de la cour et du jardin... Montant de la facture : plusieurs milliards de dôngs.
Selon Dô Viêt Binh, une seconde restauration est prévue en 2013 et les années suivantes, mais le projet a pris du retard. Certains disent que l’arrondissement traîne les pieds.«Il est faux de dire que l’arrondissement de Ba Binh est indifférent. Nous devons simplement prendre les précautions d’usage avant d’entamer les travaux»,a dit Dô Viêt Binh.
Toujours selon Dô ViêtBinh, l'arrondissement de Ba Dinh n'autorise pas le fait que le vénérable Thich Tâm Kiên restaure lui-même la pagode. Le président du quartier de Dôi Cân, où s'installe la pagode, est chargé d'expliquer au vénérable la nécessité de suivre la Loi sur le patrimoine culturel, et donc de respecter certaines règles dans la restauration, en particulier l’avis de scientifiques.
Bientôt un colloque scientifique
Après la demande de restaurer la pagode proposée par son gestionnaire, le vénérable Thich Tâm Kiên en 2009, l’arrondissement de Ba Dinh en coopération avec les organismes concernés a mené des travaux en 2010 : reconstruction du système d’évacuation des eaux, élévation de la cour et du jardin... Montant de la facture : plusieurs milliards de dôngs.
Selon Dô Viêt Binh, une seconde restauration est prévue en 2013 et les années suivantes, mais le projet a pris du retard. Certains disent que l’arrondissement traîne les pieds.«Il est faux de dire que l’arrondissement de Ba Binh est indifférent. Nous devons simplement prendre les précautions d’usage avant d’entamer les travaux»,a dit Dô Viêt Binh.
Toujours selon Dô ViêtBinh, l'arrondissement de Ba Dinh n'autorise pas le fait que le vénérable Thich Tâm Kiên restaure lui-même la pagode. Le président du quartier de Dôi Cân, où s'installe la pagode, est chargé d'expliquer au vénérable la nécessité de suivre la Loi sur le patrimoine culturel, et donc de respecter certaines règles dans la restauration, en particulier l’avis de scientifiques.
Bientôt un colloque scientifique
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| La restauration de laPagode au pilier uniquedoit être menée avec prudence. |
Le Comité populaire de l’arrondissement de Ba Dinh a aussi demandé au bureau de la culture et de l’information de mener un état des lieux, a annoncéDô ViêtBinh. Et de souligner que laPagode au pilier uniqueest un vestige national situé à côté du musée Hô Chi Minh et de la zone des vestiges du Président Hô Chi Minh, et que donc sa restauration doit être menée avec prudence.
Afin d’accélérer la marche du projet, le Comité populaire de l’arrondissement de Ba Dinh envisage d’organiser le 15 mai un colloque scientifique afin de trouver la meilleur solution pour la préservation de la pagode, et notamment le respect de sa beauté originelle. «La seconde phase de la restauration sera déployée dans les meilleurs délais», a assuréDô ViêtBinh.
Afin d’accélérer la marche du projet, le Comité populaire de l’arrondissement de Ba Dinh envisage d’organiser le 15 mai un colloque scientifique afin de trouver la meilleur solution pour la préservation de la pagode, et notamment le respect de sa beauté originelle. «La seconde phase de la restauration sera déployée dans les meilleurs délais», a assuréDô ViêtBinh.
| La pagode à l’architecture la plus originale en Asie LaPagode au pilier uniquea été reconnue par l’Organisation des records asiatiques comme étant celle ayant l’architecture la plus originale en Asie. Située rue Chua Môt Côt, dans l’arrondissement de Ba Dinh, à Hanoi, la pagode a été construite en 1049 sous la dynastie des Ly. Elle ressemble à un lotus en fleur. C’est le plus ancien des trois monuments emblématiques de Hanoi, les deux autres étant le Pavillon de la constellation de la littérature au Temple de la Littérature (1805) et la Tour de la tortue au lac Hoàn Kiêm (1886). |
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09:19
Journal de prison de Hô Chi Minh présenté à Cuba
L'Institut de livres de Cuba a organisé le 11 mai à La Havane une cérémonie de présentation de l'oeuvre Nhât ky trong tù (Journal de prison) du Président Hô Chi Minh en espagnol, publiée par les éditions Coleccion del Sur.
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| "Journal de prison" de Hô Chi Minh a été traduit en espagnol. |
"Nhât ký trong tù" a été traduit en espagnol par le feu poète cubain Felix Pita Rodriguez et publié pour la première fois en 1960 dans ce pays. Cette oeuvre aide les lecteurs cubains à mieux comprendre la personnalité du Président Hô Chi Minh et la culture vietnamienne.
S'exprimant lors de cet événement, l'ambassadeur du Vietnam à Cuba Vu Chi Công a exprimé ses remerciements à l'Institut cubain de livres pour la présentation de cette oeuvre particulière dans le contexte où le Vietnam célèbre le 123e anniversaire de la naissance du Président Hô Chi Minh (le 19 mai).
Il a affirmé que cette oeuvre servirait de passerelle culturelle et contribuerait à consolider les relations d'amitié traditionnelle entre les deux pays.
Ce recueil de poèmes a été écrit par le Président Hô Chi Minh pendant 12 mois entre 1942 et 1943, lors de sa détention en Chine.
Ces 50 dernières années, ce recueil a été traduit dans de nombreuses langues et est devenu une source d'inspiration pour nombre d'artistes vietnamiens et étrangers.
S'exprimant lors de cet événement, l'ambassadeur du Vietnam à Cuba Vu Chi Công a exprimé ses remerciements à l'Institut cubain de livres pour la présentation de cette oeuvre particulière dans le contexte où le Vietnam célèbre le 123e anniversaire de la naissance du Président Hô Chi Minh (le 19 mai).
Il a affirmé que cette oeuvre servirait de passerelle culturelle et contribuerait à consolider les relations d'amitié traditionnelle entre les deux pays.
Ce recueil de poèmes a été écrit par le Président Hô Chi Minh pendant 12 mois entre 1942 et 1943, lors de sa détention en Chine.
Ces 50 dernières années, ce recueil a été traduit dans de nombreuses langues et est devenu une source d'inspiration pour nombre d'artistes vietnamiens et étrangers.
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09:09
Ouverture d'une exposition d'arts Vietnam - République de Corée
Une exposition intitulée "Rencontre des beaux-arts modernes entre le Vietnam et la République de Corée" a débuté le 11 mai dans la ville sud-coréenne de Paju.
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| Des oeuvres d'artistes contemporains vietnamiens à l'exposition. |
Cet événement est organisé par le ministère sud-coréen de la Culture, des Sports et du Tourisme, la ville de Paju et l'ambassade du Vietnam en République de Corée.
Étaient présents au vernissage, entre autres, l'ambassadeur du Vietnam en République de Corée, Trân Trong Toan, l'assistant du ministre sud-coréen de la Culture, des Sports et du Tourisme, Kim Jong-yul, le maire de Paju, Lee In-jae, et des représentants de l'Association d'amitié République de Corée - Vietnam.
"À travers cette exposition, nous espérons montrer aux visiteurs la créativité de la culture et de l'art modernes du Vietnam et de la République de Corée. Il s'agit d'une occasion pour les artistes des deux pays de se rencontrer et d'échanger pour le renforcement de leur coopération dans l'avenir", a affirmé le directeur du Musée des céramiques, Han Hyang-lim, lors de cet événement.
Le maire de la ville de Paju, Lee In-jae, a également espéré que cette première rencontre dans les beaux-arts entre les deux pays serait les prémices d'activités d'échanges culturels et artistiques plus variées dans le futur.
C'est en outre une bonne occasion pour des Sud-coréens, notamment ceux de la ville de Paju, de contempler des peintures modernes du Vietnam, a-il ajouté.
Pour sa part, l'ambassadeur Trân Trong Toan a apprécié l'organisation de cette manifestation, laquelle revêt une signification importante dans le contexte où les deux pays viennent de célébrer l'Année de l'amitié Vietnam - République de Corée 2012 et le 20e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques.
Cet événement, qui présente au public sud-coréen de belles oeuvres d'artistes contemporains vietnamiens et sud-coréens, vise à renforcer la compréhension mutuelle dans la culture et les arts, tout en contribuant à intensifier les relations d'amitié et de coopération entre les deux peuples.
À cette occasion, le vice-président de l'Association d'amitié République de Corée - Vietnam a remis des cadeaux, livres et cahiers à des enfants de familles vietnamo-sud-coréennes vivant dans la ville de Paju.
À la fin de cette exposition, le 26 mai, toutes les peintures des artistes vietnamiens seront offertes au Centre culturel asiatique de la République de Corée en cours de construction dans la ville de Gwangju (Centre).
Étaient présents au vernissage, entre autres, l'ambassadeur du Vietnam en République de Corée, Trân Trong Toan, l'assistant du ministre sud-coréen de la Culture, des Sports et du Tourisme, Kim Jong-yul, le maire de Paju, Lee In-jae, et des représentants de l'Association d'amitié République de Corée - Vietnam.
"À travers cette exposition, nous espérons montrer aux visiteurs la créativité de la culture et de l'art modernes du Vietnam et de la République de Corée. Il s'agit d'une occasion pour les artistes des deux pays de se rencontrer et d'échanger pour le renforcement de leur coopération dans l'avenir", a affirmé le directeur du Musée des céramiques, Han Hyang-lim, lors de cet événement.
Le maire de la ville de Paju, Lee In-jae, a également espéré que cette première rencontre dans les beaux-arts entre les deux pays serait les prémices d'activités d'échanges culturels et artistiques plus variées dans le futur.
C'est en outre une bonne occasion pour des Sud-coréens, notamment ceux de la ville de Paju, de contempler des peintures modernes du Vietnam, a-il ajouté.
Pour sa part, l'ambassadeur Trân Trong Toan a apprécié l'organisation de cette manifestation, laquelle revêt une signification importante dans le contexte où les deux pays viennent de célébrer l'Année de l'amitié Vietnam - République de Corée 2012 et le 20e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques.
Cet événement, qui présente au public sud-coréen de belles oeuvres d'artistes contemporains vietnamiens et sud-coréens, vise à renforcer la compréhension mutuelle dans la culture et les arts, tout en contribuant à intensifier les relations d'amitié et de coopération entre les deux peuples.
À cette occasion, le vice-président de l'Association d'amitié République de Corée - Vietnam a remis des cadeaux, livres et cahiers à des enfants de familles vietnamo-sud-coréennes vivant dans la ville de Paju.
À la fin de cette exposition, le 26 mai, toutes les peintures des artistes vietnamiens seront offertes au Centre culturel asiatique de la République de Corée en cours de construction dans la ville de Gwangju (Centre).
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08:54
Diên Biên Phu sous différents points de vue
La revue américaine Veteran a consacré un numéro spécial (Vol 32, N°4, 2012) à Diên Biên Phu. Sans doute parce que la participation américaine indirecte à cette bataille historique a amorcé l’engagement américain dans le «Vietnam War». (Première partie)
Début 1954, quand les premiers combats explosèrent, beaucoup d’Américains ignoraient le Vietnam. Washington, qui avait commencé à soutenir la lutte de Hô Chi Minh et du Viêt minh contre les Français de Vichy et les Japonais occupant conjointement le Vietnam, les a abandonnés après la proclamation de l’indépendance du Vietnam (septembre 1945). Il s’est mis à seconder la reconquête française du Vietnam, craignant que le Vietnam ne tombe dans l’orbite communiste asiatique et mondiale.
Après sept décennies de distance, cette couverture de Diên Biên Phu nous présente l’événement revu sous trois points de vue français, vietnamien et américain. D’après le rédacteur en chef Michael Keating, une des impressions dominantes données par la lecture combinée de ces trois articles est que chacune des trois nations avait agi dans l’ignorance parfaite des capacités, des circonstances de l’histoire et des aspirations des deux autres. Ces trois articles retracent le parcours des mondes en collision.
En 1954, les vétérans américains du Vietnam n’étaient que des élèves d’école primaire, jouant aux cow-boys tenant tête aux Peaux Rouges. Résumons les trois points de vue concernant Diên Biên Phu.
Point de vue français : une armée orpheline (John Prados)
Les Français occupent Diên Biên Phu pour barrer l’expansion des forces vietnamiennes au Laos qui pourrait devenir leur base arrière avec l’aide de leurs alliés du Pathet Lao. Les responsables militaires et civils français et américains, les observateurs et les journalistes qui ont vu Diên Biên Phu avant les combats sont unanimes à déclarer que c’est un camp retranché inexpugnable.
Aujourd’hui encore, les experts militaires, les historiens et même les vétérans de Diên Biên Phu se demandent pourquoi la garnison française, disposant de moyens de combat modernes, terre et air, a été vaincue par des soldats nés de la guérilla. Est-ce parce que le commandant en chef Navarre, père et maître d’œuvre d’un vaste plan de campagne en vue de reprendre l’initiative, a mal choisi le terrain de combat ?
Diên Biên Phu est un site éloigné, un espace restreint, une cuvette entourée de hauts sommets, qui ne peut être approvisionné et renforcé que par voie de l’air, ce qui rend la défense difficile une fois assiége ? Il est difficile pour les assiégés de résister à l’artillerie ennemie, d’autant plus que l’artillerie française est trop mince et exposée en plein air. Navarre et Cogny (commandant les forces du Nord) ne peuvent se mettre d’accord sur la conduite de la bataille. La défaite serait-elle aussi causée par le bas moral des troupes (influence de l’opinion du peuple français condamnant la sale guerre, manifestations anti-guerre, pourparlers en faveur de la paix) ? Ou par la composition disparate des troupes (Français, légionnaires, Africain, Vietnamiens).
Certes, tout cela compte, mais ce n’est pas l’essentiel. Les combattants de Diên Biên Phu sont des professionnels, ayant combattu en Europe au cours de la Seconde Guerre mondiale ou ayant maté les révoltes patriotiques au temps de la colonisation française au Vietnam. Ils ont le moral du soldat de carrière. Navarre a écrit deux livres pour se disculper : il n’est pas responsable du désastre de Diên Biên Phu. La faute est donc au gouvernement français qui ne soutient pas assez la résistance du camp retranché, démoralisant en outre les combattants en continuant à négocier la paix au cours des combats.
Argument fallacieux. Navarre est coupable :
1. Il est l’initiateur et le premier réalisateur du plan de la bataille.
2. Il est au courant des négociations et a proclamé que son plan aidera la France à avoir une position avantageuse dans les pourparlers.
3. En janvier 1954, quand l’encerclement de Diên Biên Phu est bouclé, il est encore temps de consolider la défense et d’améliorer l’artillerie. Navarre ne l’a pas fait.
4. Il n’a jamais donné l’ordre de bombarder les lignes de ravitaillement ennemi pour empêcher ou au moins retarder l’offensive ennemie.
En conclusion, comme l’a dit le vétéran lieutenant Moissinar, présent à Diên Biên Phu comme journaliste, le Corps expéditionnaire français était condamné à boire le bouillon dans ce camp retranché encerclé.
Point de vue américain : préambule à l’American War (Marc Leepson)
Le 24 mars 1953, un an avant la chute de Diên Biên Phu, le secrétaire d’État américain Foster Dulles a déclaré que l’Indochine est probablement la priorité N°1 de la politique étrangère américaine, étant en certains points plus importante que la Corée, parce que ses conséquences ne pourraient être limitées, mais s’étendraient à l’Asie et l’Europe.
Pourtant, les États-Unis ne jouent pas un rôle direct dans l’affaire Diên Biên Phu : aucun G.I., pas de conseillers, pas de bombardiers américains avant et durant la bataille. N’empêche que les États-Unis restent le premier pays allié à la France en Indochine en dépit de sa neutralité de façade. Depuis les dernières années 1940, ils lui ont fourni une aide financière et militaire importante. Début 1953, 900 voitures de combat, 15.000 autres véhicules militaires, 500 pièces d’artillerie, 24.000 armes automatiques, 75.000 petites armes, 9.000 radios, 160 avions de combat F-6F B. Hellcat et F-8F Bearcat, 41 bombardiers B.26 et 28 avions de transport C-24.
Vers mi-mars 1954, les Français se rendent compte des faiblesses de la défense de Diên Biên Phu. Le général P. Ely, commandant en chef des forces françaises en Indochine, s’envole à Washington avec la mission de demander au président Eisenhower le bombardement de Diên Biên Phu. Un groupe de dirigeants américains (le vice-président Nixon, A. Radford, président des chefs d’état-major inter-armées, F. Twining, chef d’état-major des Forces aériennes) plaide en faveur de la réalisation de l’opération Vautour (Vulture) conçue par des militaires français et américains au Vietnam. Vautour sera un bombardement massif des positions vietnamiennes de Diên Biên Phu par des B.29 dont certaines portant des armes nucléaires.
L’opération n’aura pas lieu, sans doute parce que le groupe d’experts militaires américains s’y oppose : la géographie du Vietnam favorise la guérilla, l’intervention aérienne américaine ne pourra pas étouffer la rébellion. C’est Diên Biên Phu qui ouvre la voie à l’engagement américain au Vietnam. À vrai dire, cet engagement a commencé immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Le document légal, justifiant l’intervention américaine est le Mutual Defence Assistance Act de 1949 d’esprit anticommuniste, signé par Truman. La base théorique de l’intervention américaine est le principe des dominos en vue de prévenir l’expansion communiste, formulé pour la première fois par Eisenhower le 7 avril 1954, un mois avant la chute de Diên Biên Phu. Ce principe géopolitique continuera à inspirer les présidents John F. Kennedy, L. Johnson et R. Nixon, après Diên Biên Phu.
Début 1954, quand les premiers combats explosèrent, beaucoup d’Américains ignoraient le Vietnam. Washington, qui avait commencé à soutenir la lutte de Hô Chi Minh et du Viêt minh contre les Français de Vichy et les Japonais occupant conjointement le Vietnam, les a abandonnés après la proclamation de l’indépendance du Vietnam (septembre 1945). Il s’est mis à seconder la reconquête française du Vietnam, craignant que le Vietnam ne tombe dans l’orbite communiste asiatique et mondiale.
Après sept décennies de distance, cette couverture de Diên Biên Phu nous présente l’événement revu sous trois points de vue français, vietnamien et américain. D’après le rédacteur en chef Michael Keating, une des impressions dominantes données par la lecture combinée de ces trois articles est que chacune des trois nations avait agi dans l’ignorance parfaite des capacités, des circonstances de l’histoire et des aspirations des deux autres. Ces trois articles retracent le parcours des mondes en collision.
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| Sous la présidence de Hô Chi Minh (Centre), le politburo du Parti communiste du Vietnam discute de la campagne de Diên Biên Phu en 1954. |
Point de vue français : une armée orpheline (John Prados)
Les Français occupent Diên Biên Phu pour barrer l’expansion des forces vietnamiennes au Laos qui pourrait devenir leur base arrière avec l’aide de leurs alliés du Pathet Lao. Les responsables militaires et civils français et américains, les observateurs et les journalistes qui ont vu Diên Biên Phu avant les combats sont unanimes à déclarer que c’est un camp retranché inexpugnable.
Aujourd’hui encore, les experts militaires, les historiens et même les vétérans de Diên Biên Phu se demandent pourquoi la garnison française, disposant de moyens de combat modernes, terre et air, a été vaincue par des soldats nés de la guérilla. Est-ce parce que le commandant en chef Navarre, père et maître d’œuvre d’un vaste plan de campagne en vue de reprendre l’initiative, a mal choisi le terrain de combat ?
Diên Biên Phu est un site éloigné, un espace restreint, une cuvette entourée de hauts sommets, qui ne peut être approvisionné et renforcé que par voie de l’air, ce qui rend la défense difficile une fois assiége ? Il est difficile pour les assiégés de résister à l’artillerie ennemie, d’autant plus que l’artillerie française est trop mince et exposée en plein air. Navarre et Cogny (commandant les forces du Nord) ne peuvent se mettre d’accord sur la conduite de la bataille. La défaite serait-elle aussi causée par le bas moral des troupes (influence de l’opinion du peuple français condamnant la sale guerre, manifestations anti-guerre, pourparlers en faveur de la paix) ? Ou par la composition disparate des troupes (Français, légionnaires, Africain, Vietnamiens).
Certes, tout cela compte, mais ce n’est pas l’essentiel. Les combattants de Diên Biên Phu sont des professionnels, ayant combattu en Europe au cours de la Seconde Guerre mondiale ou ayant maté les révoltes patriotiques au temps de la colonisation française au Vietnam. Ils ont le moral du soldat de carrière. Navarre a écrit deux livres pour se disculper : il n’est pas responsable du désastre de Diên Biên Phu. La faute est donc au gouvernement français qui ne soutient pas assez la résistance du camp retranché, démoralisant en outre les combattants en continuant à négocier la paix au cours des combats.
Argument fallacieux. Navarre est coupable :
1. Il est l’initiateur et le premier réalisateur du plan de la bataille.
2. Il est au courant des négociations et a proclamé que son plan aidera la France à avoir une position avantageuse dans les pourparlers.
3. En janvier 1954, quand l’encerclement de Diên Biên Phu est bouclé, il est encore temps de consolider la défense et d’améliorer l’artillerie. Navarre ne l’a pas fait.
4. Il n’a jamais donné l’ordre de bombarder les lignes de ravitaillement ennemi pour empêcher ou au moins retarder l’offensive ennemie.
En conclusion, comme l’a dit le vétéran lieutenant Moissinar, présent à Diên Biên Phu comme journaliste, le Corps expéditionnaire français était condamné à boire le bouillon dans ce camp retranché encerclé.
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| Transport de l’alimentation en vélo au service de la campagne de Diên Biên Phu en 1954 |
Le 24 mars 1953, un an avant la chute de Diên Biên Phu, le secrétaire d’État américain Foster Dulles a déclaré que l’Indochine est probablement la priorité N°1 de la politique étrangère américaine, étant en certains points plus importante que la Corée, parce que ses conséquences ne pourraient être limitées, mais s’étendraient à l’Asie et l’Europe.
Pourtant, les États-Unis ne jouent pas un rôle direct dans l’affaire Diên Biên Phu : aucun G.I., pas de conseillers, pas de bombardiers américains avant et durant la bataille. N’empêche que les États-Unis restent le premier pays allié à la France en Indochine en dépit de sa neutralité de façade. Depuis les dernières années 1940, ils lui ont fourni une aide financière et militaire importante. Début 1953, 900 voitures de combat, 15.000 autres véhicules militaires, 500 pièces d’artillerie, 24.000 armes automatiques, 75.000 petites armes, 9.000 radios, 160 avions de combat F-6F B. Hellcat et F-8F Bearcat, 41 bombardiers B.26 et 28 avions de transport C-24.
Vers mi-mars 1954, les Français se rendent compte des faiblesses de la défense de Diên Biên Phu. Le général P. Ely, commandant en chef des forces françaises en Indochine, s’envole à Washington avec la mission de demander au président Eisenhower le bombardement de Diên Biên Phu. Un groupe de dirigeants américains (le vice-président Nixon, A. Radford, président des chefs d’état-major inter-armées, F. Twining, chef d’état-major des Forces aériennes) plaide en faveur de la réalisation de l’opération Vautour (Vulture) conçue par des militaires français et américains au Vietnam. Vautour sera un bombardement massif des positions vietnamiennes de Diên Biên Phu par des B.29 dont certaines portant des armes nucléaires.
L’opération n’aura pas lieu, sans doute parce que le groupe d’experts militaires américains s’y oppose : la géographie du Vietnam favorise la guérilla, l’intervention aérienne américaine ne pourra pas étouffer la rébellion. C’est Diên Biên Phu qui ouvre la voie à l’engagement américain au Vietnam. À vrai dire, cet engagement a commencé immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Le document légal, justifiant l’intervention américaine est le Mutual Defence Assistance Act de 1949 d’esprit anticommuniste, signé par Truman. La base théorique de l’intervention américaine est le principe des dominos en vue de prévenir l’expansion communiste, formulé pour la première fois par Eisenhower le 7 avril 1954, un mois avant la chute de Diên Biên Phu. Ce principe géopolitique continuera à inspirer les présidents John F. Kennedy, L. Johnson et R. Nixon, après Diên Biên Phu.
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09:11
Pour cette exposition, les artistes présentent au public des œuvres telles Marché en haute région, Combat de buffles, Campagne du Nord, Rythmes des hauts plateaux du Centre, Temple de Ngoc Son, Pluies estivales, Airs folkloriques, etc. Ces œuvres contribuent à mettre en valeur les paysages du Vietnam, mais aussi les us et coutumes et autres traits culturels typiques de ses habitants.
Selon la peintre Doàn Thi Thu Huong, directrice adjointe du Département des Beaux-arts, de la photographie et des expositions (ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme), cette activité marque un grand pas pour les arts graphiques du Vietnam. Parmi les œuvres exposées, plusieurs sont celles d’auteurs récompensés du prix d'État des lettres et des arts comme Lê Huy Tiêp, Mai Khanh, Trân Nguyên Dan, ou encore Nguyên Nghia Duyên. L'exposition contribue également de promouvoir davantage la solidarité, l'amitié, la coopération et les échanges culturels entre la France et le Vietnam dans la nouvelle conjoncture.
Cet événement, organisé par le Département des Beaux-arts, de la photographie et des expositions et le Centre culturel vietnamien en France, fait partie du cadre du projet "Exposition des œuvres graphiques vietnamiennes en France en 2013" du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Le Vietnam souhaite ainsi présenter au public l'image du pays et de ses habitants pour élargir la coopération culturelle, intensifier la solidarité, l'amitié entre la France et le Vietnam, notamment dans le contexte où les deux pays célèbrent les 40 ans de l'établissement de leurs relations diplomatiques.
Une autre expo aura lieu après celle-ci, consacrée cette fois entièrement aux laques vietnamiennes. Elle ouvrira ses portes en 2014 à Marseille, toujours dans le cadre de la célébration de ce 40e anniversaire.
Une expo d'arts graphiques du Vietnam en France
Écrit par VOTRAVEL on 06/05/2013 | 09:11
Une exposition d'arts graphiques vietnamiens a été inaugurée le 27 avril au Centre culturel vietnamien en France. La manifestation, qui se poursuit jusqu'au 15 mai prochain, présente au public français une sélection de 67 œuvres dont des gravures sur bois, sur zinc, et sur pierre, réalisées par 20 artistes vietnamiens contemporains.
Pour cette exposition, les artistes présentent au public des œuvres telles Marché en haute région, Combat de buffles, Campagne du Nord, Rythmes des hauts plateaux du Centre, Temple de Ngoc Son, Pluies estivales, Airs folkloriques, etc. Ces œuvres contribuent à mettre en valeur les paysages du Vietnam, mais aussi les us et coutumes et autres traits culturels typiques de ses habitants.
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| Une des nombreuses œuvres de l'exposition. |
Selon la peintre Doàn Thi Thu Huong, directrice adjointe du Département des Beaux-arts, de la photographie et des expositions (ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme), cette activité marque un grand pas pour les arts graphiques du Vietnam. Parmi les œuvres exposées, plusieurs sont celles d’auteurs récompensés du prix d'État des lettres et des arts comme Lê Huy Tiêp, Mai Khanh, Trân Nguyên Dan, ou encore Nguyên Nghia Duyên. L'exposition contribue également de promouvoir davantage la solidarité, l'amitié, la coopération et les échanges culturels entre la France et le Vietnam dans la nouvelle conjoncture.
Cet événement, organisé par le Département des Beaux-arts, de la photographie et des expositions et le Centre culturel vietnamien en France, fait partie du cadre du projet "Exposition des œuvres graphiques vietnamiennes en France en 2013" du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Le Vietnam souhaite ainsi présenter au public l'image du pays et de ses habitants pour élargir la coopération culturelle, intensifier la solidarité, l'amitié entre la France et le Vietnam, notamment dans le contexte où les deux pays célèbrent les 40 ans de l'établissement de leurs relations diplomatiques.
Une autre expo aura lieu après celle-ci, consacrée cette fois entièrement aux laques vietnamiennes. Elle ouvrira ses portes en 2014 à Marseille, toujours dans le cadre de la célébration de ce 40e anniversaire.
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